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Rien ne les différencie en apparence
des logiciels classiques, à part leur
propension à la gratuité. Les spywares
sont pourtant les représentants d'un nouveau
business model, dans lequel les produits et services
s'échangent contre une parcelle de vie
privée. Face aux dérives réelles
ou potentielles de ce système, les spécialistes
américains ont tiré la sonnette
d'alarme depuis plusieurs années déjà.
En France, la majorité des internautes
n'a même pas connaissance de leur existence... |
Téléchargés
sur internet ou trouvés dans le CD-Rom d'un
magazine formatique, les spywares sont des logiciels
(presque) comme les autres.
Deux types de spywares
Le spyware intégré (ou interne) est
une routine incluse dans le code source d'un logiciel
ayant une fonction propre pour lui donner la possibilité de
collecter et de transmettre des informations par
internet. Ces spywares sont téléchargeables
séparément ou sont proposés à l'installation
en même temps que d'autres programmes gratuits,
eux-mêmes généralement des spywares,
grâce à des accords entre éditeurs
de logiciels. C'est le cas notamment de Gator,
New.net, SaveNow, TopText, Alexa et Webhancer.
Le spyware externalisé est une application
autonome dialoguant avec le logiciel principal qui
lui est associé, et dont la seule fonction
est de se charger de la "relation client" :
collecte et transmission d'informations, affichage
de bannières publicitaires, etc. Ces spywares
sont conçus par des régies publicitaires
ou des sociétés spécialisées
comme Radiate, Cydoor, Conducent, Onflow ou Web3000,
avec lesquelles les éditeurs de logiciels
passent également des accords. Le spyware
de Cydoor est par exemple associé au logiciel
peer-to-peer KaZaA, et s'installe en même
temps que lui.
Fonctionnement d'un spyware
Les spywares ont pour mission
d'observer leurs utilisateurs et de collecter des
données dans un but
statistique, marketing ou commercial. La nature
des données collectées et transmises
est définie dans le code source du spyware
lui-même. Il ne s'agit pas a priori de données
nominatives, mais le cryptage des transmissions
fait qu'il est difficile de s'en assurer
Les spywares ne sont ni des virus, ni des troyens,
même s'il est possible de leur trouver de lointains
points communs, comme le fait de s'installer sans
que l'utilisateur ne le sache toujours, ou bien d'envoyer
des données via internet à l'insu de
l'utilisateur. La plupart des spywares optent en
effet pour une extrême discrétion :
ils agissent en tâche de fond, apparaissent
rarement dans le Menu Démarrer de Windows,
et dans le cas des spywares externalisés sont
le plus souvent absents de la liste des programmes
installés figurant dans le Panneau de configuration.
Dans le cas d'un spyware publicitaire comme Cydoor,
l'installation copie sur le disque les fichiers
nécessaires
au fonctionnement de l'application (cd_load.exe,
cd_clint.dll et cd_htm.dll), crée un répertoire
pour stocker les bannières qui seront affichées à l'utilisateur
même lorsqu'il sera hors ligne (Windows/System/AdCache),
puis modifie la base de registres. L'analyse des
informations collectées par le spyware permet
de déterminer les préférences
de l'utilisateur et de lui proposer des bannières
publicitaires ou des mails promotionnels toujours
plus ciblés, en rémunérant au
passage les éditeurs de logiciels partenaires.
Le spyware s'exécute souvent automatiquement
au démarrage de Windows et mobilise donc en
permanence une partie des ressources du système.
Certaines fonctionnalités annexes comme la
mise à jour automatique peuvent représenter
un réel danger pour la sécurité de
l'utilisateur, en permettant le téléchargement
et l'installation à son insu d'un autre programme
ou spyware, voire d'un programme hostile dans le
cas du détournement du système par
une personne malveillante.
Règles générales
de protection
Depuis les scandales provoqués en 1999 par
la découverte de spywares dans SmartUpdate
(Netscape) et RealJukeBox (Real Networks), la pratique
est devenue plus transparente et les éditeurs
de logiciels communiquent davantage sur le sujet.
Quelques règles simples peuvent être
observées :
•
lire attentivement les conditions d'utilisation
d'un logiciel avant de l'installer. L'existence
d'un spyware et de ses fonctionnalités annexes
y sont normalement signalées, même
s'il faut bien souvent lire entre les lignes car
le spyware y est présenté en des
termes édulcorés voire trompeurs,
voire parce que tout est fait pour que l'utilisateur évite
de lire lesdites conditions d'utilisation. Ces
dernières détaillent également
les droits accordés aux utilisateurs ;
•
ne pas accepter sans réfléchir les
programmes supplémentaires éventuellement
proposés lors de l'installation d'un logiciel,
mais décider en connaissance de cause. New.net,
SaveNow et Webhancer sont ainsi proposés
par défaut lors de l'installation de KaZaA,
mais il suffit de décocher les cases correspondantes
pour qu'ils ne soient pas installés ;
•
surveiller les demandes d'autorisation de connexion à internet
provenant du firewall, afin de détecter
toute application suspecte. C'est une autre bonne
raison d'installer un firewall personnel (voir
plus loin) ;
•
s'informer auprès de sites spécialisés.
Secuser.com et sa lettre d'information hebdomadaire
Secuser News aborde régulièrement
la question des spywares.
Dans le doute, il est également conseillé d'exécuter
un antispyware (voir plus loin) après l'installation
d'un logiciel suspect, afin de s'assurer de ne
pas avoir installé un spyware sans le
savoir.
Comment détecter la présence
d'un spyware ?
Le plus simple pour détecter la présence
d'un spyware est de procéder par des moyens
indirects, à savoir son activité, la
présence de fichiers caractéristiques
ou le nom du logiciel suspect.
Il existe en effet des listes de spywares, consultables
en l'état, sous forme de moteurs de recherche
ou encore d'utilitaires dédiés. Près
d'un millier de logiciels (spywares intégrés
ou programmes associés à un spyware
externalisé) ont ainsi été recensés,
dont Babylon Translator, GetRight, Go!Zilla, Download
Accelerator, Cute FTP, PKZip, KaZaA ou encore iMesh
:
Cette méthode de détection est simple,
mais aucun site ne peut prétendre à l'exhaustivité :
même l'utilitaire Ad-Search (LavaSoft) édité par
un spécialiste du sujet est incomplet. Elle
ne constitue donc qu'une première approche,
qui reste très pédagogique car elle
permet de mesurer l'ampleur du phénomène.
Certains firewalls personnels sont capables de
filtrer le trafic sortant sur une base applicative,
c'est-à-dire que chaque application souhaitant
accéder à internet doit au préalable
y avoir été autorisée. Pour
ce faire, une alerte est émise, comme ici
avec ZoneAlarm (ZoneLabs) et le spyware Webhancer
:
Cette solution donne de bons
résultats avec
la plupart des spywares, y compris si le spyware
est une DLL (l'application qui tente de se connecter à internet
est alors RUNDLL32.EXE), mais elle ne peut rien
contre les spywares intégrés si le
logiciel concerné a déjà été autorisé à accéder à internet
dans le cadre de son fonctionnement normal. L'utilisateur
doit par ailleurs être suffisamment compétent
pour pouvoir décider si l'application qui
tente de se connecter doit ou non y être
autorisée.
C'est pourquoi des antispywares ont été conçus
sur le modèle des antivirus, afin de détecter
les spywares sur la base de signatures. Utilisables
facilement même par des non initiés,
ils permettent de détecter un spyware même
s'il n'est pas actif, mais restent dépendants
de la mise à jour du fichier des signatures.
OptOut étant abandonné, le plus performant
des antispywares actuels est Ad-Aware (LavaSoft),
qui a par ailleurs le mérite d'exister en
version française :
Ce programme permet de scanner
la mémoire
de l'ordinateur, la base de registres et les fichiers
des différents disques à la recherche
des composants indiquant la présence d'un
spyware.
Comment faire pour éliminer
un spyware ?
La désinstallation d'un logiciel supprime
rarement les spywares installés avec lui.
Ainsi, la désinstallation de KaZaA ne supprime
ni son spyware externalisé Cydoor, ni les
autres spywares installés avec ce logiciel.
Pour éliminer un spyware intégré,
il suffit le plus souvent d'aller dans le Panneau
de configuration de Windows et de désinstaller
l'application correspondante. Dans le cas d'un spyware
externalisé, il est par contre généralement
nécessaire de passer par une procédure
fournie par son éditeur dans une obscure
FAQ, ou plus efficacement d'utiliser Ad-Aware en
supprimant
les fichiers constitutifs du spyware :
Dans la plupart des cas,
l'élimination d'un
spyware externalisé fera que le logiciel
associé cessera de fonctionner, affichant
un message du type : "Vous avez effacé un
composant du logiciel nécessaire à son
exécution. Le logiciel ne fonctionnera plus
mais vous pouvez le réinstaller".
Spyware ou pas spyware
?
Contrairement à la publicité en ligne
telle que gérée par la régie
DoubleClick, qui par l'intermédiaire des sites
internet de tous ses clients collecte et centralise
elle aussi des données sur les préférences
de chaque internaute*, les spywares ont le mérite
de n'être actifs que lorsque l'utilisateur
installe un de ces logiciels en contrepartie de son
utilisation gratuite, laissant la liberté aux
autres internautes de ne pas en installer ou d'opter
pour une version payante dépourvue de spyware.
Malheureusement, les éditeurs de logiciels
ont rapidement été tentés de
profiter de la discrétion des spywares pour
en dissimuler l'existence ou pour les laisser implantés
même lorsque le logiciel associé est
désinstallé. Ces pratiques abusives
ont complètement décrédibilisé le
concept, jetant la suspicion y compris sur la nature
réelle des informations collectées.
L'utilisateur qui ne souhaite pas installer de
spyware doit donc rester vigilant et suivre ces
quelques
conseils. Ceux qui seraient tout de même tentés
par l'opération ont tout intérêt à lire
en détail les conditions d'utilisation du
logiciel et surtout à garder à l'esprit
qu'elles sont le plus souvent conformes au droit
américain, donc beaucoup moins protectrices
en matière de vie privée qu'en Europe.
Il est ainsi recommandé de ne pas donner son
adresse email permanente, mais si nécessaire
de se créer un compte gratuit qui pourra être
fermé sans remords, notamment en cas de
spamming.
Spyware connu
?
2020Search
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n-Case (nCase) Interstitial
|
NewtonKnows
|
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Active-Max
|
Myway / MyBar / SpeedBar
|
PowerScan
|
Alexa
|
MySearch / MyWebSearch
|
PurityScan
|
ASpam
|
LOP (Live Online Portal)
|
Rapid Blaster (rb32.exe)
|
Aureate
|
Look2Me
|
SaveNow (save.exe)
|
Backweb Lite
|
ILookUp (TopText, windec32.dll)
|
SearchBy
|
Bargain Buddy
|
Incredimail
|
SearchEx
|
BlazeFind
|
IGetNet |
SeekSeek
|
Bonzi Buddy
|
Ezula (HotText, mmod.exe)
|
SlawSearch
|
Booked Space
|
FastSeeker
|
Stoolbar
|
Comet Cursor
|
Flind4U
|
SuperBar
|
Comsoft
|
Fly Swat
|
t.rack.cc
|
CoolSearch
|
Free Scratch and Win
|
TinyBar
|
CoolWebSearch (mshp.dll)
|
Free Scratch Cards
|
TopSearcher
|
ClearSearch
|
Gator (GAIN, Trickler, gmt.exe)
|
WebHancer
|
Cydoor
|
Global-Finder.com
|
WhazIt
|
DashBar
|
GoHip
|
WhenU
|
Exact Search
|
Hotbar
|
Xupiter
|
EzCyberSearch
|
Huntbar
|
XXXToolbar
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...et
plus encore
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